Martin Zubler a repris en 2020 la direction de la région Argovie ainsi que la direction de l'unité Pharma Suisse. Il a acquis son savoir-faire en Facility Management dans le secteur pharmaceutique pendant cinq ans dans différentes fonctions de direction chez ISS. Avant ISS, il a travaillé plusieurs années aux Transports publics bâlois en tant que Responsable Bâtiment et Responsable Immobilier/Réseau. Technicien TS de formation, il dispose d'un Master of Advanced Studies ZFH en Real Estate Management.
Ce sont effectivement deux emplois. Le plus grand défi a été de ne disposer que de la moitié du temps par équipe. Le temps est un bien extrêmement limité. Je fais souvent la navette et je passe une demi-journée à Bâle et une demi-journée en Argovie. Au début, j'avais le sentiment de ne pas être à la hauteur des équipes. Mais j'ai appris à gérer cela, à fixer des priorités et à déléguer.
Dans le secteur pharmaceutique, nous avons moins de clients, mais de très gros clients. Dans la région Argovie, c'est exactement l'inverse, nous nous occupons de beaucoup plus de clients, mais aussi de plus petits. L'accent est également mis ailleurs. Dans l'unité Pharma, des unités de service spécialisées travaillent. En Argovie, nous avons des généralistes qui s'occupent des clients de A à Z. Mais ce que les deux équipes ont en commun, ce sont les personnes. Ce sont les mêmes facteurs qui déterminent si une équipe travaille avec succès ou non.
Chaque équipe peut profiter du savoir-faire et des compétences de l'autre. Par exemple, nos grimpeurs de façade du secteur Pharma ont pu soutenir de manière optimale l'équipe de nettoyage du secteur Healthcare Aargau. Le plus beau : malgré la situation actuelle, une formidable dynamique propre a vu le jour. Les cadres des deux régions échangent régulièrement et rapprochent leurs équipes en partageant leurs expériences. Ainsi, les frontières suprarégionales s'estompent de plus en plus et la collaboration se renforce. Ce sont véritablement des situations gagnant-gagnant ̶ et nous n'en sommes qu'au début à cet égard. Il est encore possible de faire beaucoup plus.
Une communication ouverte et honnête est importante pour moi. Mais l'essentiel, c'est la confiance ̶ et je dois la gagner chaque jour. Il est également important pour moi que tous les collaborateurs comprennent quel sens ou quel objectif se cache derrière leur travail. Chacun doit pouvoir comprendre pourquoi quelque chose est fait. J'attache également de l'importance à une culture de l'erreur sincère. Tous les collaborateurs sont soutenus par moi et il me tient à cœur qu'ils le sachent. Je veux des collaborateurs qui prennent des décisions et qui, en plus de leurs responsabilités, disposent des compétences décisionnelles nécessaires. Dans une organisation aussi grande que celle que je dirige, il n'y a rien de pire que des collaborateurs qui ont peur de prendre une décision. Cela conduit à l'immobilisme et je deviens moi-même le chas de l'aiguille. Je peux compter sur de nombreux managers sûrs d'eux dans mon équipe, ce qui me procure une grande joie.
Je suis bien sûr flatté. Mais je considère clairement ce prix comme une reconnaissance de la performance de toute mon équipe. Tous mes collaborateurs sont des spécialistes dans leur domaine. Ma force réside dans le développement des capacités et de la confiance en soi de mes collaborateurs et dans la formation d'équipes qui fonctionnent. Ce n'est qu'ensemble que nous pouvons soutenir nos clients de manière optimale et atteindre ainsi nos objectifs ambitieux. J'ai toujours eu de la chance et j'ai très souvent misé sur les bonnes personnes dans mon équipe.
Oui, je pense que je pourrais très bien vivre avec moi-même comme chef (sourit). Pour ma part, j'ai toujours eu la chance d'avoir des supérieurs qui me laissaient la liberté de m'épanouir. Je ne suis toutefois pas moi-même le collaborateur le plus facile ̶ cela m'a déjà été reflété plusieurs fois par des supérieurs. Pour revenir à la question : En tant que supérieur, oui, en tant que collaborateur, non (rires).